Risque de démence : une nouvelle étude met en cause les particules fines
Les données de santé de millions d'Étasuniens ont été mises à contribution dans cette étude. - ThomasThomas/ CC BY-NC 2.0 Deed / Flickr
Les données de santé de millions d'Étasuniens ont été mises à contribution dans cette étude. - ThomasThomas/ CC BY-NC 2.0 Deed / Flickr
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Une nouvelle étude, publiée dans la revue Science le 4 septembre, rapporte que la pollution atmosphérique entraîne un risque accru d’être victime de démence. Selon elle, l’exposition à certaines particules fines de l’air augmente les chances d’être atteint de la maladie à corps de Lewy, pathologie neurodégénérative qui touche près de 11 millions de personnes dans le monde, et 200 000 en France.
Cette étude qui met en évidence les conséquences de l’exposition chronique aux particules fines PM2,5 a notamment été menée notamment à partir des données de millions de citoyens étasuniens. Présentes dans une atmosphère polluée, ces particules favorisent l’apparition dans l’organisme d’amas de protéines qui deviennent toxiques. Ces amas, appelés corps de Lewy, peuvent ensuite détruire les cellules nerveuses présentes dans le cerveau, ce qui est à l’origine de cette maladie.
Il avait déjà été montré que l’exposition à des particules fines augmentait le risque d’être victime de maladies neurodégénératives comme Alzheimer. Avec ce résultat, le neurologue Xiaobo Mao qui a dirigé cette recherche, a appelé à améliorer la qualité de l’air. « L’implication la plus directe [de cette étude] est que les politiques de purification de l’air sont des politiques de santé cérébrale. »