Risques climatiques : l’Europe doit faire plus pour éviter des situations « catastrophiques »
« La chaleur extrême, la sécheresse, les incendies de forêt et les inondations que nous avons connu ces dernières années en Europe vont s’aggraver », écrit ce lundi 11 mars l’Agence européenne de l'environnement. - Nikolay Kondev/ CC0/ Pxhere
« La chaleur extrême, la sécheresse, les incendies de forêt et les inondations que nous avons connu ces dernières années en Europe vont s’aggraver », écrit ce lundi 11 mars l’Agence européenne de l'environnement. - Nikolay Kondev/ CC0/ Pxhere
Durée de lecture : 2 minutes
L’Europe n’est pas prête à faire face au changement climatique. C’est le constat de l’Agence européenne de l’environnement (AEE) qui liste trente-six risques climatiques majeurs pour l’Europe. Pour elle, bon nombre de ces risques ont déjà atteint des niveaux critiques et pourraient devenir catastrophiques sans une action urgente et décisive.
« La chaleur extrême, la sécheresse, les incendies de forêt et les inondations que nous avons connu ces dernières années en Europe vont s’aggraver, y compris dans les scénarios optimistes du réchauffement climatique et affecteront les conditions de vie sur tout le continent », écrit ce lundi 11 mars l’agence dans un communiqué présentant son premier rapport sur l’évaluation des risques climatiques en Europe.
« Nous devons faire plus, avoir des politiques plus fortes »
Sur les trente-six risques climatiques majeurs identifiés dans cinq grands domaines – les écosystèmes, l’alimentation, la santé, l’infrastructure, l’économie et la finance –, plus de la moitié exigent une action intensifiée et immédiate et huit d’entre eux sont particulièrement urgents, principalement pour préserver les écosystèmes, protéger les personnes de la chaleur, protéger les personnes et les infrastructures des inondations et des incendies et garantir la viabilité des mécanismes de solidarité européens, tels que le Fonds de solidarité de l’UE.
Pour l’AEE, la priorité est que les gouvernements et les populations européens reconnaissent unanimement les risques et acceptent de faire plus, plus vite. « Nous devons faire plus, avoir des politiques plus fortes », a insisté la directrice de l’AEE, Leena Ylä-Mononen.
Les zones les plus exposées sont le sud de l’Europe (incendies, pénurie d’eau et ses effets sur la production agricole, impact de la chaleur sur le travail en extérieur et la santé) et les régions côtières à faible altitude (inondations, érosion, intrusion d’eau salée).