Sanglier mort en Bretagne : la faute aux algues vertes
Le gaz produit par la décomposition des algues vertes est à l'origine de la mort du sanglier retrouvé en septembre 2024 (illustration). - Daniele Napolitano / CC BY-SA 4.0 / Wikimedia Commons
Le gaz produit par la décomposition des algues vertes est à l'origine de la mort du sanglier retrouvé en septembre 2024 (illustration). - Daniele Napolitano / CC BY-SA 4.0 / Wikimedia Commons
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La mort d’un sanglier sur la plage de Saint-Maurice, à Morieux (Côtes-d’Armor), début septembre 2024 était restée jusqu’ici sans explications. Mercredi 5 mars, le procureur du tribunal de Brest a enfin reconnu que le sanglier était mort à cause de l’inhalation d’hydrogène sulfuré, du nom de ce gaz émanant des algues vertes en putréfaction.
« L’enquête menée par les gendarmes est clôturée, a indiqué le procureur Camille Miansoni, dans un communiqué. Les éléments recueillis ne sont pas de nature à permettre la caractérisation d’une infraction imputable à un acteur déterminé. »
Le rapport d’autopsie de l’animal n’a cependant pas été rendu public. Ce que dénoncent les associations contre les marées vertes. À quoi le procureur a rétorqué : « Nous n’avons pas vocation à communiquer sur une pièce de la procédure, sauf quand on nous la demande ou que c’est justifié. Notre rôle est de mener à bien une enquête. »
Comme le rapporte Ouest-France, dans un courrier adressé à la ministre de la Transition écologique jeudi 6 mars, les associations Force 5 et Défense des victimes de marées vertes l’appellent à « élaborer des Plans Algues Vertes efficients autres que ceux en cours qui font la démonstration de leur échec ».