Sécheresse au Maroc : le roi demande de ne pas sacrifier le mouton de l’Aïd
La race Sardi est spécifiquement prisée au Maroc. - Wikimedia Commons/CC BY-SA 4.0/Raoul RRives
La race Sardi est spécifiquement prisée au Maroc. - Wikimedia Commons/CC BY-SA 4.0/Raoul RRives
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Cela fait près de trente ans qu’une telle annonce n’avait pas été faite. Le 26 février, dans un discours lu par le ministre des Affaires religieuses et retransmis à la télévision publique, le roi du Maroc Mohammed VI a demandé aux citoyens de ne pas sacrifier le mouton lors de la fête de l’Aïd, prévue pour le début du mois de juin. La raison ? La vague de sécheresse que connaît actuellement le pays a entraîné une baisse des cheptels et une hausse des prix.
« Notre pays affronte des défis climatiques et économiques qui ont eu pour conséquence une régression substantielle du cheptel », a insisté le roi dans son discours. Tout en soulignant l’importance de cette fête religieuse, celui-ci a appelé le peuple marocain « à s’abstenir d’accomplir le rite du sacrifice de l’Aïd cette année ».
Une première depuis 1996, dans ce pays qui connaît une importante sécheresse, pour la septième année consécutive. À tel point que le cheptel a été décimé de 38 % sur un an, indique l’AFP, entraînant automatiquement une flambée des prix. Il faut dire qu’au Maroc, la pluviométrie a chuté de moitié par rapport à la moyenne des trente dernières années, indique le ministère de l’Agriculture. Soit la pire sécheresse depuis le début des années 1980.