Ségolène Royal favorable à une sortie du nucléaire d’ici 40 ans « maximum »

Durée de lecture : 1 minute

3 avril 2014 / Camille Martin (Reporterre)

La nouvelle ministre de l’Ecologie est favorable à une sortie du nucléaire et à l’abandon du projet de stockage de déchets nucléaires à Bure. Ainsi qu’à un moratoire, ou nouvelle enquête publique, à Notre Dame des Landes.

Le nouveau premier ministre a désigné Ségolène Royal comme ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’énergie.

Mme Royal avait pris des positions critiques sur le nucléaire et sur le gaz de schiste.

Elle s’était déclarée favorable à un moratoire sur Notre Dame des Landes.

En 2011, elle répondait à un questionnaire de Greenpeace et se déclarait :

- favorable à une sortie du nucléaire « à échéance de 40 ans maximum » ;
- pour l’abandon du projet EPR de Penly ;
- contre la mise en chantier du surgénérateur Astrid ;
- pour l’abandon du projet de stockage de déchets nucléaires à Bure ;
- pour l’interdiction de l’exploration des gaz de schiste ;
- favorable à l’écotaxe, mais « en veillant à ce que les alternatives soient renforces pour ne pas aboutir à une simple augmentation des coûts » ;
- favorable à une nouvelle enquête d’utilité publique sur l’aéroport de Notre Dame des Landes ;
- favorable à la limitation de vitesse à 120 km/h sur les autoroutes ;
- favorable à la réduction de 30 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020 ;
- favorable à l’obligation de rénovation thermique des bâtiments existantes ;
- penser que les énergies renouvelables pourraient constituer la majorité du mix énergétique français en 2030.

- Document à télécharger :


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Lire aussi : Manuel Valls en faveur des OGM, mais prudent sur le nucléaire

Source : Camille Martin pour Reporterre.

Photo : Ségolène Royal arrive au ministère de l’Ecologie, le 2 avril (twitter).



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