Selon des médecins, Adama Traoré pourrait être mort à cause des conditions de son interpellation

Durée de lecture : 2 minutes

14 mars 2019

Alors que la justice a fait savoir qu’elle s’apprêtait à clore l’instruction sur « l’affaire Adama Traoré », mort en juillet 2016 sur le sol de la gendarmerie de Persan (Val-d’Oise), la famille du défunt a fait réaliser une contre-expertise médicale, à ses frais, qui vient bousculer les précédentes études établies sur les causes du décès.

Ce rapport, rédigé par quatre professeurs de médecine interne issus de grands hôpitaux parisiens et que Le Monde a pu consulter, écarte la théorie d’un décès dû à la condition médicale d’Adama Traoré. Ils appellent la justice à réexaminer les conditions d’arrestation du jeune homme, dont la mort a provoqué un mouvement contre les violences policières.

Le précédent rapport, rendu le 14 septembre 2018 par quatre experts désignés par le juge d’instruction, excluait l’action des forces de l’ordre, expliquant que le jeune homme qui avait couru pour échapper à un contrôle d’identité était mort à la suite d’un « syndrome asphyxique » causé par une conjonction des maladies qu’il présentait.

Cette conclusion, à propos d’un jeune homme sportif, ne tient pas, selon les quatre médecins sollicités la famille Traoré. Ils affirment que la condition médicale préalable d’Adama Traoré ne peut pas être la cause de la mort.

Selon eux, il existe des explications plus logiques, à commencer par celle d’une « asphyxie mécanique », due aux méthodes d’interpellation. Ils soulèvent que les différentes auditions permettent de constater que le jeune homme a notamment reçu le poids des trois gendarmes sur son corps.

Cette contre-expertise pourrait relancer l’enquête judiciaire. La famille d’Adama Traoré demande notamment que les gendarmes soient à nouveau entendus, et qu’une reconstitution sur les lieux de l’arrestation soit réalisée.



Lire aussi : Assa Traoré : « Face aux violences policières, la France doit se lever et dire non »


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