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En brefAgriculture

Semences, pesticides... Le groupe Bayer-Monsanto encaisse des profits faramineux

Le patron de Bayer, Bill Anderson, en 2024.

Tout baigne pour l’agroindustrie. Le 12 mai, le groupe Bayer a annoncé un bénéfice net de 2,8 milliards d’euros au premier trimestre 2026, soit plus du double sur un an. Une hausse dopée par l’activité agrochimique du géant allemand.

Les semences de soja et de maïs se sont particulièrement bien vendues, selon le communiqué du groupe. « Nous sommes satisfaits de la manière dont nos activités ont démarré l’année », s’est réjoui le 12 mai le PDG Bill Anderson, lors de la présentation du rapport trimestriel de l’entreprise.

Ils ont aussi bénéficié de la réautorisation du dicamba, un herbicide fort utilisé dans les cultures OGM notamment de soja.

Les plaintes leur coûtent cher

Seule ombre au tableau pour l’entreprise, son endettement a grimpé de 9 %, à 32,5 milliards d’euros, sous l’effet des litiges étasuniens liés au glyphosate — commercialisé sous forme de Roundup.

En février dernier, Monsanto, filiale du groupe allemand Bayer, a en effet annoncé avoir conclu un accord pouvant atteindre 7,25 milliards de dollars (environ 6 milliards d’euros) afin de régler les plaintes « en cours et futures » aux États-Unis concernant l’herbicide.

Le groupe est dans l’attente d’un avis de la Cour suprême. La plus haute juridiction des États-Unis — dominée par des juges conservateurs — doit se prononcer fin juin sur un recours de Bayer pour annuler des dizaines de milliers de plaintes sur le Roundup.

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