Roundup : Monsanto met 7 milliards de dollars sur la table pour échapper à la justice
Objectif : régler les plaintes « en cours et futures » aux États-Unis concernant le Roundup, herbicide à base de glyphosate. - Flickr/CC BY 2.0/Mike Mozart
Objectif : régler les plaintes « en cours et futures » aux États-Unis concernant le Roundup, herbicide à base de glyphosate. - Flickr/CC BY 2.0/Mike Mozart
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Le 17 février, Monsanto, filiale du groupe allemand Bayer, a annoncé avoir conclu un accord pouvant atteindre 7,25 milliards de dollars (environ 6 milliards d’euros) afin de régler les plaintes « en cours et futures » aux États-Unis concernant le Roundup, herbicide à base de glyphosate. Cette substance est classée « cancérogène probable » par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ) de l’Organisation mondiale de la santé depuis 2015, et est notamment soupçonnée de favoriser les lymphomes non hodgkiniens.
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Les paiements liés à cet accord pourraient être étalés sur vingt-et-un ans, ce qui doit offrir, selon l’entreprise, une « plus grande certitude financière ». L’accord collectif doit encore être validé par le tribunal de Saint-Louis, dans le Missouri. Bayer a annoncé en parallèle une hausse de ses provisions pour litiges, soit 4 milliards d’euros supplémentaires.
Depuis le rachat de Monsanto en 2018, Bayer a déjà déboursé plus de 10 milliards de dollars (environ 8 milliards d’euros) dans ces procédures. En janvier 2026, la Cour suprême des États-Unis a accepté d’examiner un recours du groupe sur la recevabilité des plaintes, avec une décision attendue d’ici fin juin. En France, Bayer a échappé à une condamnation en juillet 2025, la plainte de la famille de Théo Grataloup ayant été jugée irrecevable.
À la suite de l’annonce de l’accord, l’action Bayer a progressé de 7,35 % à la Bourse de Francfort.