Soixante ONG s’engagent pour les municipales
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À l’approche des municipales, les organisations mobilisées en faveur de la transition écologique et sociale se rassemblent pour peser sur le scrutin. Elles ont rédigé un pacte avec 32 mesures concrètes à destinations de leurs groupes locaux et des futurs candidats, présenté mercredi 20 novembre.
Emmaüs, le Réseau Action Climat, le mouvement Colibris, Enercoop, Les jardins de Cocagne, les associations pour le maintien de l’agriculture paysanne, tous s’accordent sur un constat : la transition climatique et solidaire se fera à l’échelle locale et les échéances électorales de mars 2020 seront une étape décisive.
Les prochaines équipes municipales géreront, en effet, leur commune jusqu’en 2026. Or, nous n’avons plus qu’une dizaine d’années pour enrayer le phénomène du réchauffement climatique, comme le rappelle le Giec.
1.400 groupes sont déjà mobilisés dans 1.400 communes différentes. Ils mèneront un travail de plaidoyer et d’influence auprès des élus. Les mesures sont issues d’un travail de concertation avec des scientifiques, des ONG, des élus et des citoyens. Leur spectre est large. Elles couvrent toutes les facettes de la vie locale : de l’éclairage public aux cantines scolaires, des transports à la préservation de la qualité de l’eau, des déchets à la publicité. Chaque mesure a trois degrés d’ambition, adaptables en fonction du territoire et des particularités locales.
Sur l’installation de nouveaux agriculteurs, par exemple, le pacte propose, dans un premier temps, de sécuriser l’existant en gelant la constructibilité des espaces verts. De manière plus ambitieuse, la commune peut aussi créer un observatoire des terres agricoles ou même, dans un troisième temps, soutenir l’installation agricole en investissant dans un espace test agricole.
La liste des mesures :
- Se doter d’une politique ambitieuse d’achats publics responsables
- Utiliser des prêts issus de sources de financements éthiques.
- Rendre exemplaires les infrastructures communales ( efficacité énergétique, sobriété, et d’alimentation à 100% en énergie renouvelable)
- Donner la priorité au logiciel libre dans le service public
- Appuyer la structuration de filières paysannes, bio et locales
- Préserver le foncier pour installer de nouveaux paysans
- Proposer une alimentation bio, moins carnée, dans la restauration collective
- Développer les trames vertes et bleues pour préserver le vivant
- Mettre fin au développement de grandes surfaces commerciales
- Protéger la ressource en eau, un bien commun
- Mettre en œuvre une démarche territoire à énergie positive
- Soutenir les rénovations à haute efficacité énergétique
- Mettre fin aux grands projets climaticides et destructeur de biodiversité.
- Renforcer l’offre, l’accès et l’attractivité de transports en commun
- Donner la priorité à la marche et au vélo dans l’espace public
- Limiter la place des véhicules les plus polluants et des voitures individuelles
- Limiter la part des poids lourds dans la zone urbaine
- Impulser une politique de réemploi et de valorisation des déchets
- Mettre en place une tarification incitative à la réduction et au tri des déchets
- Développer les habitats participatifs et des écolieux
- Assurer l’accompagnement et la réinsertion des personnes en difficulté.
- Limiter la place de la publicité dans l’espace public
- Assurer un accès et un aménagement de l’espace public non discriminant,
- Garantir l’accès à un logement abordable et décent pour toutes et tous.
- Proposer gratuitement des lieux d’accompagnement au numérique
- Créer des dispositifs publics d’accueil pour les personnes étrangères
- Accès la politique locale de l’emploi vers la transition écologique et sociale
- Mettre en place des dispositifs de participation et d’initiative citoyenne
- Créer une commission du temps long pour représenter les intérêts de la nature et des générations futures
- Soutenir la vie associative locale
- Développer des tiers-lieux
- Créer des monnaies locales complémentaires
- Source : Le Pacte pour la Transition