Taxis volants à Paris : un « fiasco » à 2,9 millions d’euros
Le Volocity de Volocopter. - Wikimedia Commons/CC BY-SA 4.0/Leo067
Le Volocity de Volocopter. - Wikimedia Commons/CC BY-SA 4.0/Leo067
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Les taxis volants devaient remplir le ciel de Paris en fête et incarner l’entrée dans une nouvelle ère futuriste. Faute d’homologation, ils sont finalement restés cloués au sol lors des Jeux olympiques (JO) de cet été, à Paris. En décembre dernier, le Conseil d’État a annulé l’arrêté ministériel autorisant la création d’une plateforme de décollage et d’atterrissage des aéronefs sur la Seine.
Le vertiport est à présent en cours de démolition. Entre les études préalables, sa construction, son convoyage et les aménagements des espaces voyageurs, le vertiport d’Austerlitz aurait mobilisé 2,9 millions d’euros. « Un gâchis d’argent public » que dénonce la Gauche communiste, écologiste et citoyenne, le groupe d’opposition au conseil régional d’Île-de-France.
Pour rappel, cinq autres vertiports ont été réalisés depuis 2020. Ils restent inutilisés à ce jour, mais le groupe d’opposition alerte sur le risque de développement de l’aviation d’affaires. Un partenariat signé mi-février entre Volocopter — la start-up allemande en pointe sur les taxis volants — et une société française basée à Valence, dans la Drôme, suscite leur interrogation.
« Une aberration écologique pour les ultrariches »,
La société drômoise propose actuellement des transports en hélicoptère, notamment vers les stations de sports d’hiver des Alpes, mais son projet serait de développer en Île-de-France des services de taxis volants, d’appareils Volocity, sous réserve de certifications dispensées par l’Agence de l’Union européenne pour la sécurité aérienne (Aesa).
« Malgré le fiasco du vertiport et des entorses récurrentes au droit, les taxis volants veulent donc s’imposer », regrette l’opposition de gauche dans un communiqué. « Une aberration écologique pour les ultrariches », alerte de son côté la mairie de Paris.