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Tiques : 15,4 % seraient porteuses de la maladie de Lyme selon une étude

D'autres maladies que Lyme sont potentiellement transmises par les tiques, comme l'anaplasmose granulocytaire ou la neoehrlichiose.

Le printemps arrive et avec lui, c’est le retour des tiques. Ces parasites, qui se nourrissent du sang des humains et des animaux, sont vecteurs de la maladie de Lyme. Elle est déclenchée par la borrelia, une bactérie présente dans la salive des tiques infectées. Une plaque rouge inflammatoire peut survenir, tout comme une poussée de fièvre. Si l’on agit rapidement, une cure d’antibiotiques vient à bout des symptômes. Sinon, une forme chronique peut s’installer, avec des troubles neurologiques ou musculosquelettiques.

27 % portaient au moins un agent pathogène

Toutes les tiques ne sont pas porteuses, bien sûr, de la bactérie. Le 10 mars, l’Inrae et ses partenaires ont publié dans la revue Ticks and Tick-borne Diseases les résultats tant attendus du programme participatif CiTique : une expérience de recherche participative visant à évaluer le niveau de contamination des tiques en France, à laquelle 26 000 personnes ont participé entre 2017 et 2019.

Conclusion : sur 2 009 tiques ayant piqué des humains en France, 15,4 % portaient la bactérie à l’origine de la maladie de Lyme, et 27 % au moins un agent pathogène. D’autres maladies sont en effet potentiellement transmises par les tiques, comme l’anaplasmose granulocytaire ou la neoehrlichiose.

L’étude présente les résultats sous la forme d’une cartographie des espèces de tiques et des agents pathogènes qu’elles transmettent. Les régions les plus à risque sont le centre, le sud-ouest et le nord-est de la France.

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