Un ancien de Shell pourrait gérer la politique climatique de l’UE
Wopke Hoekstra, le ministre néerlandais des Affaires étrangères, en février 2023. - Flickr/CC BY-SA 2.0/Ministry of Foreign Affairs / Phil Nijhuis
Wopke Hoekstra, le ministre néerlandais des Affaires étrangères, en février 2023. - Flickr/CC BY-SA 2.0/Ministry of Foreign Affairs / Phil Nijhuis
Durée de lecture : 1 minute
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a proposé le 29 août de confier le portefeuille du climat à l’actuel ministre néerlandais des Affaires étrangères, Wopke Hoekstra. « Son expérience gouvernementale sera un atout majeur, en particulier pour la diplomatie climatique de l’Europe dans la perspective de la COP28 », qui se tiendra en novembre et décembre à Dubaï, a commenté Ursula von der Leyen.
Ce nom suscite toutefois des réserves. Ancien ministre des Finances, Wopke Hoekstra a travaillé pendant plusieurs années pour le géant du pétrole Shell et le cabinet de conseil McKinsey. Dans des propos relayés par l’AFP, la directrice de Friends of the Earth Europe, Jagoda Munic, a déploré que Wopke Hoekstra n’ait « aucun antécédent en matière de défense du climat ». « Nommer un ancien employé de Shell pour diriger la politique climatique de l’Europe alors que nous traversons une crise climatique déclenchée par l’industrie des combustibles fossiles est un message affligeant », a-t-elle poursuivi.
La candidature de Wopke Hoekstra au poste de commissaire européen chargé de l’action pour le climat doit encore être approuvée par le Parlement européen — où les partis de gauche comptent s’y opposer — et les États membres. S’il était retenu, il remplacerait alors son compatriote Frans Timmermans, architecte du Pacte vert de l’UE, qui a récemment démissionné pour mener la liste sociale, démocrate et verte aux élections anticipées aux Pays-Bas, à l’automne.