Un incendie menace une station scientifique cruciale sur l’île d’Amsterdam
L’île d’Amsterdam est l'une des deux bases mondiales pour mesurer la pollution de fond de l’atmosphère à l’échelle planétaire. - Wikimedia / CC BY-SA 4.0 / Sylvain JORIS
L’île d’Amsterdam est l'une des deux bases mondiales pour mesurer la pollution de fond de l’atmosphère à l’échelle planétaire. - Wikimedia / CC BY-SA 4.0 / Sylvain JORIS
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En plein milieu de l’océan Indien entre l’Afrique du sud et l’Australie, c’est l’une des îles les plus isolées au monde. Un incendie s’est déclaré mercredi 15 janvier sur l’île d’Amsterdam, territoire de 58 km² administré par les Terres australes et antarctiques françaises (Taaf).
D’origine inconnue, le feu s’est propagé avec le vent fort via la végétation et menace la station scientifique de Martin-de-Viviès, au nord de l’île volcanique. La trentaine de personnes sur place — des scientifiques et des militaires — ont été évacuées jeudi 16 matin. Elles ont embarqué sur l’Austral, un bateau de pêche français en activité dans la zone. Un navire ravitailleur des Taaf, en mission dans l’archipel Kerguelenpour est attendu le vendredi 17 au soir pour récupérer les personnes réfugiées.
Pour l’heure, il est impossible de connaître les dommages sur la station scientifique de Martin-de-Viviès. Avec le site hawaïen du volcan Mauna Loa, il fait partie des deux bases mondiales pour mesurer la pollution de fond de l’atmosphère à l’échelle planétaire. Suivi du dioxyde de carbone, du méthane, du protoxyde d’azote, de l’ozone… ce site est crucial pour connaître l’évolution des concentrations de l’ensemble des gaz à effet de serre.
Au-delà des intérêts scientifiques, l’île d’Amsterdam accueille de nombreux oiseaux qui viennent nicher ainsi que des otaries et des éléphants de mer qui s’y reproduisent actuellement.