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En brefPêche

Un navire de Paul Watson percute un chalutier pêchant le krill en Antarctique

Le Bandero est entré en collision, le 31 mars, avec l’Antarctic Sea, un navire de 132 mètres de long.

Les équipages du capitaine Watson et de Sea Shepherd France ont décidé « d’intervenir » en Antarctique contre des chalutiers de l’entreprise norvégienne Aker BioMarine. Celle-ci est responsable de 65 % des prises de krill, un petit crustacé utilisé pour fabriquer des compléments alimentaires, ainsi que de la nourriture pour les animaux domestiques et les poissons d’élevage.

Fidèle à la stratégie de « non violence agressive » prônée par le capitaine, le Bandero est entré en collision, le 31 mars, avec l’Antarctic Sea, un navire de 132 mètres de long. L’équipage du Bandero a également lancé à l’eau des dispositifs en métal visant à déchirer les filets d’AkerBioMarine.

Le PDG parle d’« attaque terroriste »...

Personne n’a été blessé au cours de la collision, qualifiée de « petite poussée » par Paul Watson, et comparée à une « attaque terroriste » par le PDG d’Aker BioMarine, Matts Johansen. « Nous veillons à ce que personne ne soit blessé et tout ce que nous avons fait, c’est enlever un peu de peinture de leur bateau », a répondu Paul Watson depuis Paris, d’où il coordonne l’action. « Ils essaient de faire croire que nous sommes les criminels en matière d’environnement, alors qu’en réalité, ce qu’ils font est incroyablement destructeur », a-t-il déclaré à propos d’Aker.

« La pêche au krill est une bombe à retardement écologique »

« La pêche au krill est une bombe à retardement écologique. Rien ne peut justifier l’exploitation industrielle d’une espèce clé dont dépend tout l’écosystème antarctique », justifie dans un communiqué Lamya Essemlali, la présidente de Sea Shepherd France, actuellement à bord du Bandero.

Comme l’expliquait Reporterre dans une récente enquête, plusieurs experts considèrent que la pêche au krill, pilier de la chaîne alimentaire en Antarctique, pourrait porter un coup fatal à la dernière région sauvage de la planète. Cette industrie tend en effet à se concentrer dans certaines zones cruciales pour l’alimentation des baleines à bosse, des baleines de Minke, des phoques crabiers, et autres habitants du continent blanc.

Malgré les risques environnementaux, plusieurs mastodontes de l’agroalimentaire et de la distribution — E.Leclerc, Carrefour, Amazon, Cdiscount — commercialisent des produits à base de krill en France.

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