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L’un des derniers grands tétras réintroduits dans les Vosges retrouvé mort

Un grand tétras (image d'illustration). Sept ont été capturés en Norvège pour être réintroduits dans les Vosges.

Beaucoup d’argent pour rien ? Le dernier des grands tétras réintroduits dans les Vosges et équipé d’une balise GPS est mort, a annoncé le 11 décembre le parc naturel régional des Ballons des Vosges sur son site internet. Le décès a a priori été causé par une attaque d’un « mammifère carnivore ».

Cet oiseau faisait partie des sept capturés en Norvège en avril avec la coopération des autorités du pays nordique, afin d’être relâchés sur le massif du Grand Ventron. Espèce emblématique des Vosges, le grand tétras a virtuellement disparu de la région au cours des dernières années, en raison du changement climatique et de la fragmentation de son habitat. La Norvège, elle, bénéficie encore d’une belle population, estimée à 200 000 individus.

Ce programme de réintroduction avait été très critiqué, notamment par des associations de protection de la nature. En cause, notamment : son coût, atteignant 230 000 euros par an pour une durée prévue de cinq ans. En avril 2024, cinq d’entre elles avaient déposé un recours en urgence devant le tribunal de Nancy, dans l’espoir de suspendre l’arrêté préfectoral autorisant ce projet.

Les conditions ne leur semblaient pas pas réunies pour assurer la survie de ces oiseaux dans les Vosges, en raison des hivers trop doux, de la fragmentation de la forêt, du dérangement des touristes, du risque de collisions avec les lignes haute tension… Leur recours a été rejeté par la justice.

Des associations demandent l’arrêt du projet

À la suite de l’annonce de la mort du dernier « coq de Bruyère » équipé d’une balise GPS, huit associations ont à nouveau exigé, le 12 décembre 2025, « la suspension immédiate du projet », qualifié de « série d’échecs ». D’après le parc naturel régional des Ballons des Vosges, il ne resterait plus dans les Vosges qu’un à deux coqs et une poule venus de Norvège. Une estimation remise en cause par François Vernier, membre du collectif SOS Massif des Vosges.

« On n’en est pas du tout sûr, il n’y a plus de GPS qui donne de signal », affirme-t-il au média local Ici. Trois autres générations de tétras norvégiens pourraient malgré tout être encore introduites dans les Vosges d’ici 2028.

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