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Nucléaire

Un rapport pourrait mettre à mal les projets nucléaires de l’Etat

  • Actualisation. Jeudi 28 janvier 2021. Réseau de transport d’électricité (RTE) et l’Agence internationale de l’énergie (AIE) ont publié, mercredi 27 janvier 2021, un rapport confirmant la faisabilité technique d’un mix électrique français basé sur de fortes proportions d’énergies renouvelables électriques : hydroélectricité, solaire photovoltaïque, éolien terrestre et en mer, énergies marines et bioénergies.




  • Mercredi 20 janvier 2021.

Un récent rapport de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) et de RTE (Réseau de transport d’électricité), qui n’a pas encore été rendu public, pourrait contrarier les projets nucléaires de l’État. Le site Contexte, qui a pu se procurer l’étude, explique, mardi 19 janvier, qu’un mix électrique fondé sur « des parts très élevées d’énergies renouvelables » est techniquement possible. Ce n’est pas la première fois qu’une institution parvient à de telles conclusions. L’Ademe avait déjà ouvert la voie en 2015 et provoqué la colère d’EDF, selon Contexte.

La particularité de ce nouveau rapport est d’avoir aussi été écrit par l’AIE, qui est comme le rappelle Contexte, « la gardienne du temple de l’orthodoxie énergétique ». Cette étude donne donc une nouvelle légitimité à ces projections et témoigne d’un changement de rapport de force.

Dans ce rapport, huit scénarios sont imaginés : les quatre premiers maintiennent une part de nucléaire dans le mix énergétique de 2050, entre 50 %, soit une stagnation par rapport aux objectifs actuels, et 20 %. Trois autres scénarios mettent la priorité sur le « renouvelables sans nouveau nucléaire » et enfin le dernier mise sur un mix 100 % énergies renouvelables.

Selon un connaisseur du dossier que Contexte a pu interroger, la filière est très inquiète : « EDF en a vraiment peur, confie-t-il. Sous l’angle “si c’est possible, alors les gens vont se dire que c’est souhaitable”. La filière aurait clairement voulu un message d’impossibilité. »

Cette étude est révélée alors que la filière nucléaire se trouve à un moment charnière. Les premiers réacteurs arrivent en fin de vie et l’État envisage de construire une nouvelle série d’EPR. Comme l’a révélé Reporterre, le gouvernement prévoit même de subventionner ces travaux à hauteur de 25,6 milliards d’euros. En décembre dernier, au détour d’un entretien sur Brut, Emmanuel Macron affirmait « avoir besoin du nucléaire ».

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