« Une prouesse » : le train de nuit Paris-Berlin est relancé
Le premier train de nuit exploité par European Sleeper, qui gère la ligne Paris-Berlin, au départ de la gare du Nord à Paris, le 26 mars 2026. - © Julien de Rosa / AFP
Le premier train de nuit exploité par European Sleeper, qui gère la ligne Paris-Berlin, au départ de la gare du Nord à Paris, le 26 mars 2026. - © Julien de Rosa / AFP
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Trois mois après son interruption, le train de nuit entre Paris et Berlin a redémarré jeudi 26 mars. C’est la coopérative belgo-néerlandaise European Sleeper qui s’est lancé le défi de récupérer la ligne, abandonnée par les compagnies nationales française et autrichienne après la perte d’une subvention française.
Il faut compter quinze heures, au départ de la gare du Nord à 18 h 03, et entre 50 et 150 euros selon le niveau de confort, pour rejoindre Berlin depuis Paris. Un trajet plus long qu’auparavant, pour que le train soit raccordé, à Bruxelles, à une autre ligne déjà exploitée.
European Sleeper prévoit trois allers-retours par semaine et affirme avoir vendu 20 000 billets et rempli ses premiers trains à 90 %. La poursuite de cet engouement est impérative à la rentabilité de cette liaison. Entre un matériel roulant vieillissant et un réseau perturbé par de nombreux travaux la nuit, l’exploitation de cette ligne reste en effet un défi. Et la SNCF refuse toujours de mettre en vente les billets sur sa boutique en ligne Connect.
« Nous saluons la prouesse d’European Sleeper d’avoir réussi à mettre en place une liaison aussi vite, dit Alexis Chailloux, responsable transports du Réseau Action Climat. Nous estimons cependant que cette relance reste extrêmement fragile sans soutien public. Le gouvernement et la SNCF devraient faire preuve d’ambition sur les trains de nuit internationaux. » La ligne Paris-Vienne, abandonnée elle aussi par la SNCF en décembre, n’a quant à elle pas été sauvée.