Une zone humide sur cinq risque de disparaître d’ici 2050
La mangrove à marée basse sur l'île de Shaheed Dweep, dans l'archipel Ritchie qui appartient à l'Inde. - © Vyacheslav Argenberg / http://www.vascoplanet.com
La mangrove à marée basse sur l'île de Shaheed Dweep, dans l'archipel Ritchie qui appartient à l'Inde. - © Vyacheslav Argenberg / http://www.vascoplanet.com
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C’est une hécatombe silencieuse. Marais, tourbières, mangroves, lacs, récifs coralliens… 22 % des zones humides ont disparu dans le monde depuis 1970, alerte un rapport des Perspectives mondiales pour les zones humides publié mardi 15 juillet, quelques jours avant la 15ᵉ Conférence des parties à la Convention sur les zones humides à Victoria Falls, au Zimbabwe. Cela représente 411 millions d’hectares détruits par le changement d’affectation des terres, la pollution, l’expansion agricole, l’élévation du niveau de la mer et la sécheresse.
Alors qu’une zone humide sur quatre est en mauvais état écologique, si rien n’est fait, un cinquième des zones humides restantes risquent de disparaître d’ici 2050, préviennent les auteurs du rapport. Ces espaces fournissent pourtant des services écosystémiques essentiels. Au-delà de filtrer ainsi que stocker l’eau et donc de limiter les crues et les sécheresses, les zones humides abritent une biodiversité riche (mollusques, crustacés, poissons, oiseaux), fournissent des surfaces pour la production de riz et de sel et constituent des puits de carbone naturels.
Pour inverser la tendance, il faudrait investir entre 275 et 550 milliards de dollars par an, indiquent les auteurs du rapport. Une goutte d’eau, comparé aux 39 000 milliards de dollars de bénéfices qu’elles apporteraient à la société chaque année.