Bientôt une étiquette environnementale sur nos vêtements
Grâce à cette étiquette (non obligatoire) les consommateurs pourront comparer les conséquences environnementales des vêtements qu’ils souhaitent acheter. - Pxhere / CC
Grâce à cette étiquette (non obligatoire) les consommateurs pourront comparer les conséquences environnementales des vêtements qu’ils souhaitent acheter. - Pxhere / CC
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Combien coûte votre t-shirt sur le plan environnemental ? Cette information pourrait commencer à s’afficher sur les vêtements à partir de l’automne prochain, espère le ministère de la Transition écologique. Il a présenté le 3 avril Ecobalyse, l’outil permettant de calculer ce futur affichage environnemental des vêtements.
Grâce à lui, les consommatrices et consommateurs pourront comparer les conséquences environnementales des vêtements qu’ils souhaitent acheter et découvrir, par exemple, qu’un t-shirt synthétique coûte 1 252 points d’impact quand un t-shirt en coton en coûte 893 et qu’un t-shirt en coton bio seulement 383. Ce coût peut aller « de 0 à l’infini », précise le ministère.
Le calcul prend en compte les émissions de gaz à effet de serre, les atteintes à la biodiversité, la consommation d’eau et d’autres ressources naturelles, l’utilisation de produits chimiques, le relargage des microfibres ou encore l’export hors Europe des vêtements en fin de vie. Cet indicateur intègre également, grâce à « un coefficient de durabilité », la propension du vêtement à être porté plus longtemps, autrement dit « sa durabilité émotionnelle ». Pour cela, sont analysées les pratiques des marques afin de différencier celles qui prônent la fast-fashion ou ultra fast-fashion (nombre de références commercialisées, taux de renouvellement des collections, incitation à la réparation, etc.) de celles plus vertueuses. Le résultat final est exprimé en « points d’impact » et s’affichera sous la forme d’un logo en cours d’élaboration.
Aucune obligation d’affichage pour le moment
Un gros bémol toutefois : cet indicateur sera d’application volontaire, sans obligation pour les marques de l’afficher. La loi Climat et résilience adoptée en 2021 prévoit pourtant un affichage obligatoire (article L541-9-11 du code de l’environnement). « Nous privilégions une approche volontaire pour le moment, mais nous n’excluons pas du tout de le rendre obligatoire », affirme le ministère.
Ce dernier a, par ailleurs, confirmé que Ecobalyse servira aussi de base pour le calcul du bonus-malus prévu dans la proposition de loi destinée à réguler la fast-fashion et adoptée par l’Assemblée nationale le 14 mars.