Vipères, cobras... Les humains pourraient être plus exposés aux serpents venimeux à cause du réchauffement climatique
Le bongare rayé fait partie des espèces qui s’étendront le plus dans des zones prisées des humains. - Flickr / CC-BY-SA 2.0 / Thomas Brown
Le bongare rayé fait partie des espèces qui s’étendront le plus dans des zones prisées des humains. - Flickr / CC-BY-SA 2.0 / Thomas Brown
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Le dérèglement climatique pourrait augmenter l’exposition des humains aux serpents venimeux, selon les résultats d’une étude publiée le 2 avril dans la revue Plos Neglected Tropical Diseases.
Ses auteurs — une équipe d’une trentaine de chercheurs internationaux — ont combiné des données sur la répartition des 508 espèces de serpents les plus dangereuses pour l’humain à d’autres relatives à l’évolution du climat d’ici la fin du siècle. Cette approche leur a permis de modéliser pour la première fois les effets du changement climatique sur la distribution des serpents, et d’obtenir des cartes détaillées des chevauchements à venir entre les habitats des humains et ceux des serpents.
Leurs projections suggèrent que ces chevauchements devraient augmenter de manière significative sous l’effet du changement climatique, notamment dans le sous-continent indien, dans l’est de l’Amérique du Nord et dans certaines régions de Chine. La plupart des espèces de serpents devraient s’étendre vers des latitudes plus élevées — avec néanmoins des disparités en fonction des espèces.
130 000 personnes tuées chaque année
Le cobra cracheur à cou noir, le bongare rayé, le mocassin d’eau et le serpent à tête cuivrée — dont les morsures peuvent provoquer nausées, hémorragies, nécroses des tissus, difficultés respiratoires, voire mort — devraient être les espèces qui s’étendront le plus dans des zones prisées des humains.
À l’inverse, plusieurs espèces dans les bassins du Congo, de l’Amazone, en Australie, sur la côte ouest de l’Afrique et en Asie du Sud-Est pourraient voir leur aire de répartition, déjà restreinte, diminuer davantage.
Les morsures de serpent tuent chaque année plus de 130 000 personnes, et en laissent 400 000 autres sévèrement atteintes physiquement ou mentalement. Les principales victimes de ces interactions vivent dans les communautés rurales pauvres des pays tropicaux et subtropicaux.