123
Média indépendant à but non lucratif, en accès libre, sans pub, financé par les dons de ses lectrices et lecteurs

En brefSanté

Les pics de chaleur extrême causent des naissances prématurées

Les experts ont calculé le nombre de jours de chaleurs à risque pour la grossesse.

Naissances prématurées, complications pour les femmes enceintes… Le changement climatique accroît les risques liés à la grossesse en raison de la chaleur extrême, pointe un rapport de l’organisation américaine Climate Central publié mercredi 14 mai.

Pour parvenir à cette conclusion, les experts ont calculé le nombre de jours de chaleur à risque pour la grossesse — en clair des périodes où il a fait si chaud que le risque de naissance prématurée augmentait significativement. Résultat : dans plus de 220 pays, le changement climatique a au moins doublé le nombre moyen de tels pics de chaleur chaque année entre 2020 et 2024.

Ainsi, la France a connu en moyenne 17 jours supplémentaires considérés comme dangereux pour les personnes enceintes. Rien qu’à Paris, 65 % des jours d’extrême chaleur à risque pour la grossesse enregistrés entre 2020 et 2024 sont dus au changement climatique.

« On a découvert qu’un tiers des femmes enceintes étaient fortement exposées à la chaleur sur des périodes de plusieurs jours d’affilée et qui se répètent au cours de la grossesse, a expliqué la directrice de recherche à l’Inserm Johanna Lepeule, citée par l’association Conséquences. Nos travaux ont aussi montré des risques accrus concernant la prématurité et le développement pulmonaire et neurologique. »

Depuis plusieurs années, les scientifiques ne cessent d’alerter sur les effets délétères du dérèglement climatique sur notre santé.

legende