Pour chaque dollar investi dans la protection de la nature, 30 dollars sont dépensés pour la détruire
Une galle sur une feuille de chêne. Seule lueur d’espoir, les dépenses consacrées à la biodiversité ont augmenté, selon le PNUE. - © E.B / Reporterre
Une galle sur une feuille de chêne. Seule lueur d’espoir, les dépenses consacrées à la biodiversité ont augmenté, selon le PNUE. - © E.B / Reporterre
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C’est une dramatique illustration du mythe de Sisyphe : pour chaque dollar investi pour protéger la nature, 30 dollars sont dépensés pour la détruire. Tel est le constat accablant dressé par le Programme des Nations Unies pour l’environnement dans un rapport paru jeudi 22 janvier.
En 2023, 7 300 milliards de dollars ont ainsi été investis dans des activités néfastes pour la nature. Parmi les secteurs « bénéficiaires » de ces subventions brunes : les combustibles fossiles, l’agriculture, les transports et la construction. « La même année, seuls 220 milliards de dollars ont été consacrés aux solutions fondées sur la nature, et la grande majorité provenait des dépenses publiques », indique le PNUE.
En France également, les dépenses néfastes à l’écologie ont explosé, alertait la Cour des comptes en 2023.
Seule lueur d’espoir, « les dépenses consacrées à la biodiversité et à la protection des paysages ont augmenté », quoique de manière insuffisante, constate le PNUE. Pour la directrice du programme onusien, Inger Andersen, « nous pouvons soit investir dans la destruction de la nature, soit favoriser sa restauration ; il n’y a pas de juste milieu ».