18 agriculteurs interpellés après le blocage de Rungis
Le marché de Rungis cerné par les forces de sécurité, le 31 janvier 2024. - © NnoMan Cadoret/Reporterre
Le marché de Rungis cerné par les forces de sécurité, le 31 janvier 2024. - © NnoMan Cadoret/Reporterre
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La colère des agriculteurs gronde toujours aux portes de Paris. Le 31 janvier, dix-huit d’entre eux ont été interpellés près du marché de Rungis, pour « entrave à la circulation ». Ils faisaient partie du cortège venu d’Agen ainsi que de Haute-Saône. Le plus grand marché de France était l’une des lignes rouges pour le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin. Afin d’empêcher son blocage, des véhicules blindés avaient été déployés dès le 28 janvier au soir.
« On est venus pour mettre la pression. Rungis, c’est nous qui le fournissons. Si on n’est plus là, il va manquer à manger pour les gens, a déclaré à Reporterre Jean-Baptiste Chemin, membre de la Coordination rurale et venu du Lot-et-Garonne. Rungis est un symbole. Le but n’est pas de bloquer, mais de faire réagir, car nos représentants sont reçus cette après-midi par Matignon. » La présidente nationale de la Coordination rurale, Véronique Le Floc’h, a effectivement été reçue par le Premier ministre à Matignon le 31 janvier à la mi-journée.
En attendant, les mobilisations se poursuivent. Selon le ministère de l’Intérieur, il y aurait plus de 100 points de blocage et 10 000 manifestants dans toute la France. « On ne va pas s’arrêter là. On vient d’Agen, c’est loin et fatigant. On est prêts à aller jusqu’à Bruxelles », affirme un agriculteur.