À Lyon, des activistes aspergent une toile de Monet avec de la soupe
«Le Printemps» de Monet a été aspergé de soupe, le 10 février 2024 à Lyon. - © Riposte Alimentaire via X(ex-Twitter)
«Le Printemps» de Monet a été aspergé de soupe, le 10 février 2024 à Lyon. - © Riposte Alimentaire via X(ex-Twitter)
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Après La Joconde fin janvier, la « résistance civile » se poursuit. Deux activistes du collectif Riposte Alimentaire ont aspergé de soupe le tableau de Claude Monet, Le Printemps, au musée des Beaux-Arts de Lyon, samedi 10 février.
« Ce printemps sera le seul qui nous restera si nous ne réagissons pas. Que vont peindre nos futurs artistes ? À quoi rêverons-nous s’il n’y a plus de printemps ? » ont scandé les deux militantes. Par cette action, le collectif réclame l’intégration de l’alimentation dans le régime général de la sécurité sociale et une aide de 150 euros par mois pour se nourrir.
« L’art est le plus bel hommage à la vie. Nous l’aimons. Mais nos futurs artistes n’auront plus rien à peindre sur une planète brûlée. Ils et elles ne rêveront plus, dans un monde aux multiples conflits. Nous avons encore le choix. Nous devons nous réveiller et résister », a écrit Riposte Alimentaire.
Le musée a porté plainte
Si la toile de 1872 était vitrée, le musée des Beaux-Arts a indiqué qu’un « constat d’état du tableau sera réalisé et suivi d’une restauration ». Une plainte a été déposée pour acte de vandalisme et les deux activistes ont été interpellées, a déclaré la direction du musée.
Grégory Doucet, le maire (Les Écologistes) de la ville, a réagi sur X (ex-Twitter) : « Je regrette l’action menée ce jour au musée des Beaux-Arts de Lyon contre une toile de Monet. Tout mon soutien aux équipes, contraintes de fermer une partie du musée », a écrit l’élu écologiste. Et d’ajouter : « Mais face à l’urgence climatique, l’angoisse est légitime. Nous y répondons par une action résolue. »