A-t-on le droit de crier « Castaner assassin ? » Procès à Besançon
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Lundi 29 avril, le tribunal de Besançon a jugé trois Gilets jaunes dont un syndicaliste FO pour « outrage ». Les trois personnes avaient crié « Castaner assassin » lors de la venue du ministre de l’Intérieur le 13 mars à Besançon.
Frédéric Vuillaume : « J’ai voulu dire Castaner assassin de la démocratie », explique l’un des prévenus, Frédéric Vuillaume.
La présidente : « Vous ne l’avez pas dit… »
Vuillaume : « Je n’en ai pas eu le temps… Je dis des choses qui ont du sens. Je ne m’attaque pas à la mère de M. Castaner… Depuis le 17 novembre, la répression tombe sur des manifestants, des personnes âgées, des gens souffrent, prennent des tirs de LBD… »
La procureure interroge : « Pourquoi ne pas avoir dit ’Castaner assassin de la démocratie’ ? »
Vuillaume : « On sait bien qu’il ne va pas assassiner des gens. Pour nous, ce qui se passe n’est pas normal. J’ai vu Mathias, un jeune gilet jaune frappé par derrière… Les slogans, c’est pour interpeller parce qu’il se passe quelque chose de grave en France ».
L’avocat de la défense, Jean-Michel Vernier, lui demande s’il a été placé en garde à vue avant le mouvement des gilets jaunes. Réponse : « Jamais, et je l’ai été quatre fois depuis le début du mouvement… On m’a saisi mon ordinateur, mon téléphone. C’est une entrave à mon mandat syndical et à ma vie personnelle. »
Le jugement sera rendu le 15 mai.
Source et récit complet : Factuel.info
Photo : M. Castaner lors de la conférence de presse de M. Macron le 25 avril 2019.