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Justice

A69 : le rapporteur public favorable à la reprise du chantier

La commune de Saint-Germain-des-Près, dans le Tarn, coupée en deux par le chantier de l'A69.

Deux jours avant l’audience du 21 mai, le rapporteur public s’est prononcé en faveur de la reprise du chantier de l’A69. Une conclusion sidérante pour les opposants, qui disent rester « confiants quant à la décision des juges ».

C’est un énième rebondissement dans le dossier de l’autoroute A69 entre Toulouse et Castres. Alors que la justice administrative avait annulé le 27 février l’autorisation du chantier de l’autoroute, le rapporteur public vient de dévoiler ses conclusions, en faveur d’une reprise du chantier, avant une nouvelle audience décisive mercredi 21 mai.

Le magistrat conclut à la recevabilité des requêtes de l’État, qui avait demandé un « sursis à exécution » pour reprendre ce chantier et suspendre la décision du 27 février avant une nouvelle audience en appel prévue à la fin de l’année. « L’exécution du jugement risque d’entraîner des conséquences difficilement réparables », peut-on notamment lire dans les conclusions que Reporterre a pu consulter.

Selon le rapporteur public, l’arrêt du chantier serait plus préjudiciable que la reprise des travaux. Un argument surprenant, alors qu’il reste de nombreux travaux à réaliser et que le bitume n’a pas encore été coulé sur les 53 kilomètres de tracé.

« Le sud du Tarn et le droit de l’environnement s’en relèveraient difficilement »

Pour les opposants, qui ont fait part de leur sidération à Reporterre, c’est tout le contraire. « Ajouter du désordre au désordre ne fera qu’amplifier le désastre. Le sud du Tarn et le droit de l’environnement s’en relèveraient difficilement », peut-on notamment lire dans un communiqué du collectif La Voie Est Libre. Cette reprise du chantier pourrait être d’autant plus étonnante qu’elle pourrait être une nouvelle fois annulée par le futur jugement en appel sur le fond.

Même si les conclusions du rapporteur public sont suivies dans la majorité des cas, les opposants gardent la tête froide : « Nous restons confiants quant à la décision des juges du sursis, qui, au vu de la qualité du jugement en première instance, ne permettront pas le redémarrage provisoire du fiasco. »

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