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En brefPesticides

Agnès Pannier-Runacher rattrapée par une note confidentielle sur les néonicotinoïdes

Agnès Pannier-Runacher, le 9 octobre 2023.

Agnès Pannier-Runacher, alors ministre déléguée à l’Agriculture, aurait soutenu, au printemps 2024, la réintroduction partielle de l’acétamipride, un insecticide de la famille des néonicotinoïdes interdit en France. C’est ce que révèle Contexte, en s’appuyant sur une note confidentielle adressée à l’Élysée et Matignon.

Ce document contraste vivement avec ses récentes déclarations. En novembre 2024, devenue ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher affirmait sur Sud Radio être « à titre personnel, contre la réintroduction des néonicotinoïdes » comme l’acétamipride, en raison des risques suspectés pour la santé humaine et les écosystèmes. L’acétamipride est notamment soupçonné d’être un perturbateur endocrinien et un neurotoxique du développement.

Le Sénat s’apprête à examiner la proposition de loi Duplomb, qui vise à lever plusieurs interdictions de produits phytosanitaires.

L’entourage de la ministre Agnès Pannier-Runacher a contacté Reporterre après la publication de cet article. Selon lui, la note confidentielle évoquée « ne proposait pas » la réintroduction de l’acétamipride, mais répondait à une demande d’analyse en pleine crise agricole. Elle visait à « évaluer la faisabilité » d’une telle mesure, tout en rappelant les « risques scientifiques et politiques » associés. Le cabinet assure que la ministre a toujours été opposée à la réintroduction des néonicotinoïdes, y compris dans les projets qu’elle préparait au ministère de l’Agriculture. Il souligne par ailleurs son engagement en faveur des alternatives, notamment en matière de biocontrôle.

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