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Photographe dans les Vosges ©Mathieu Génon/Reporterre

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En bref — Nucléaire

Areva va coûter 600 millions d’euros supplémentaires aux contribuables

Areva SA, le champion de l’atome français, se retrouve au bord de la cessation de paiement. C’est que décrit le Canard enchaîné dans un article du mercredi 9 décembre.

L’État est prié de débourser entre 600 et 800 millions d’euros pour sauver le groupe. L’entreprise française affronte de nombreuses difficultés dans la construction de l’EPR d’Olkiluoto, en Finlande. Le chantier a débuté en 2004 et revêt toutes les caractéristiques d’« une catastrophe industrielle », estime le Canard. Les travaux accusent plus de douze ans de retard et le coût initial du projet a triplé, il est évalué aujourd’hui à 9 milliards au lieu de 3 milliards d’euros.

Du fait de ces déboires, Areva se retrouve en litige avec TVO, le producteur d’électricité finnois. Le groupe français est soumis à d’énormes pénalités de retard. Il doit depuis 2018 payer 450 millions et devra à partir de janvier 2021 payer en plus une vingtaine de millions d’euros par mois de retard. L’entreprise risque donc d’être en défaut de trésorerie très prochainement.

Pour que l’État puisse à nouveau subventionner l’entreprise, Bercy et la direction d’Areva ont dû déployer des trésors d’imagination. Depuis la restructuration du groupe en 2016, Bruxelles a interdit toute aide directe et toute subvention pendant dix ans. La direction a proposé le rachat par l’État d’actions d’Orano (nouveau nom d’Areva) détenues par Areva SA. L’agence des participations de l’État pourrait représenter ainsi 16 % du capital d’Orano. De quoi éponger les difficultés d’Areva aux frais du contribuable.

  • Source : Le Canard enchaîné
  • Photo : l’entrée de l’usine Areva Malvési, dans l’Aude, en 2009. Wikipedia (Moulins/CC BY-SA 3.0)

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