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En bref — Climat

Australie, Brésil, Madagascar... Les inondations meurtrières se multiplient

Inondations à Lismore, en Nouvelle-Galles du Sud (Australie) fin mars 2022.

Des rues transformées en torrents en crue, la circulation paralysée, les commerces fermées. Depuis des semaines, des pluies diluviennes s’abattent sur la côte est de l’Australie. Certaines régions ont reçu des précipitations équivalentes à un mois de pluie en moins de six heures. Alstonville a ainsi enregistré 420 millimètres de pluie en 24 heures ; Byron Bay, 250 millimètres. Mercredi 30 mars au matin, des milliers de personnes ont dû quitter leur domicile pour la deuxième fois en quelques semaines, pour se réfugier dans des endroits plus élevés. Le même jour, la digue de Lismore, où l’eau était montée jusqu’à 14,3 mètres en février, cédait à nouveau. Selon les prévisions, le niveau des eaux pourrait atteindre 11,4 mètres cette semaine.

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Ces phénomènes météorologiques extrêmes sont alimentés par le phénomène La Niña et le changement climatique. Début février, au moins vingt-deux personnes ont perdu la vie lors d’inondations causées par des records de précipitations.

Depuis le début de l’année, les épisodes d’inondations meurtrières se multiplient dans le monde. Le 14 février, au moins 104 personnes mourraient dans des inondations et glissements de terrain à Petropolis au Brésil — une catastrophe provoquée par ce qui pourraient être les pires pluies en près d’un siècle dans cette localité de 300 000 habitants. Deux semaines plus tôt, au moins vingt-quatre personnes décédaient à Quito, en Équateur, dans des coulées de boue causées par de fortes inondations. Fin janvier, une tempête tropicale accompagnée de pluies diluviennes dévastait Madagascar, faisant 34 morts et 30 000 déplacés.

« Les inondations touchent près d’un tiers de la population mondiale »

Les inondations sont également un désastre économique. Dans son rapport sur les coûts des sinistres et catastrophes naturelles publié ce mercredi 30 mars, la société d’assurance et de réassurance Swiss Re évaluait à 82 milliards de dollars (73 milliards d’euros) pour le monde entier le coût des dégâts causés par les pluies intenses en 2021. « Sur la seule année 2021, nous avons assisté à plus de cinquante inondations graves dans le monde », a calculé Martin Bertogg, responsable Périls et catastrophes chez Swiss Re. Parmi les pays les plus touchés, la Chine, l’Inde, les Philippines et les États-Unis dans le sillage de l’ouragan Ida. « Les inondations touchent près d’un tiers de la population mondiale, soit plus que toutes les autres catastrophes », poursuit-il. Et l’assureur s’attend à ce que les inondations et les pertes économiques qu’elles entraînent augmentent encore, à cause du changement climatique et de l’urbanisation croissante.

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