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Bayrou s’est rendu au conseil municipal de Pau en jet présidentiel

Un jet Dassault Falcon 7X présidentiel français.

Premier ministre depuis moins d’une semaine et déjà au cœur d’une polémique. François Bayrou s’est rendu en jet Dassault Falcon 7X présidentiel à Pau, lundi 16 décembre, pour présider le conseil municipal de la ville. Durée du vol, 52 minutes. Coût environnemental et économique, 800 kilos de carburant brûlés dans l’atmosphère et « plusieurs milliers d’euros », selon l’AFP.

Ce déplacement intervient alors que Mayotte a été balayée par le cyclone Chido ce weekend. François Bayrou a préféré assister à distance à la réunion de crise consacrée à l’archipel pour pouvoir présider le conseil municipal comme prévu.

« Je n’abuse jamais des moyens de l’État »

À Pau, il a exclu de démissionner de son mandat d’élu local et a plaidé pour le cumul des mandats. Il s’est également dit « très choqué de la rupture entre la base de la société française et les milieux de pouvoir », y voyant l’explication de la « défiance » des Français envers les politiques. La loi n’interdit pas à un membre du gouvernement de rester maire, seulement aux parlementaires.

Il n’en reste pas moins que le choix de François Bayrou rompt avec l’usage, car nombre de Premiers ministres ont abandonné leur poste de maire, comme récemment Jean Castex en 2020 ou Édouard Philippe, en 2017. « Je n’abuse jamais des moyens de l’État », s’est-il encore défendu au micro de BFMTV, en évoquant son trajet en jet.

« Le peuple français mérite mieux qu’un Premier ministre illégitime à mi-temps »

Cette séquence a suscité de très vives critiques émanent de divers bords politiques. La présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet a déclaré ce mardi qu’elle aurait « préféré que le premier ministre prenne l’avion pour Mayotte » plutôt que d’assister au conseil municipal à Pau.

« Coût estimé pour deux heures de vol : environ 12 000 euros, sans compter le coût de la sécurité et de l’équipe qui l’accompagnent », a déploré sur X le député La France insoumise (LFI) Sébastien Delogu. « Le peuple français mérite mieux qu’un Premier ministre illégitime à mi-temps », écrivait de son côté la vice-présidente LFI de l’Assemblée nationale, Clémence Guetté.

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