Blanchiment des coraux : l’eau n’a jamais été aussi chaude en 400 ans
Le réchauffement des eaux a un effet dramatique sur les coraux. - Pxhere/CC0
Le réchauffement des eaux a un effet dramatique sur les coraux. - Pxhere/CC0
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Le bain de mer rafraîchissant, en voie de disparition ? La Méditerranée bat des records de chaleur, a alerté Météo-France le 6 août. Une grande partie de la Grande bleue connaît ainsi « des températures de l’eau très supérieures à la normale », a souligné l’agence.
Alors que les normales de saison se situent autour de 22 à 25 °C, les régions allant de la Côte d’Azur au golfe de Gênes et aux îles (Corse et Sardaigne) ont enregistré des « valeurs inédites », comme à la bouée située au large de la plaine orientale en Corse où la température de l’eau a atteint 30 °C le 5 août. Idem au large de Monaco.
Des vagues de chaleur qui peuvent vite se transformer en canicule marine, aux conséquences désastreuses pour les habitants des ondes salées. En Méditerranée, le réchauffement des eaux a déjà provoqué l’arrivée d’espèces tropicales comme le barracuda ou le poisson-lion.
À l’autre bout de la planète, le dérèglement climatique échauffe aussi les eaux australiennes. Avec des effets dramatiques pour les coraux. Selon une étude parue le 7 août dans Nature, « le réchauffement de la mer et le blanchiment massif des coraux menacent de détruire l’écologie, la biodiversité et la beauté du plus grand récif corallien du monde ».
Les chercheurs australiens ont montré que les récents épisodes de blanchiment massif dans la grande barrière de corail, notamment en 2024, coïncident avec les températures les plus chaudes enregistrées depuis 400 ans.
« Sans action mondiale rapide, coordonnée et ambitieuse pour lutter contre le changement climatique, nous assisterons probablement à la disparition de l’une des merveilles naturelles les plus spectaculaires de la planète », a ainsi alerté le docteur Benjamin Henley, l’un des auteurs de l’étude.