Cadavres momifiés, porcelets morts... L’horreur de deux élevages fournissant E.Leclerc
L’association L214 publie, jeudi 7 mars, des images horrifiques de deux élevages porcins bretons fournissant de la viande à l’enseigne de grande distribution E.Leclerc. - Capture d'écran / L214
L’association L214 publie, jeudi 7 mars, des images horrifiques de deux élevages porcins bretons fournissant de la viande à l’enseigne de grande distribution E.Leclerc. - Capture d'écran / L214
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De jeunes cochons agonisant dans leur lisier ; des cadavres d’animaux momifiés ; des viscères et des os retrouvés jusque dans les mangeoires, au milieu de toiles d’araignées et de murs délabrés ; des truies contraintes de cohabiter avec leurs porcelets morts… L’association L214 publie, jeudi 7 mars, des images horrifiques de deux élevages porcins bretons fournissant de la viande à l’enseigne de grande distribution E.Leclerc.
« J’ai été estomaqué de voir le délabrement de la porcherie, des murs complètement défoncés comme si un séisme était passé par là. C’est vraiment la première fois que je vois une exploitation porcine dans un état de délabrement aussi important », a témoigné auprès de L214 le lanceur d’alerte anonyme à l’origine de ce signalement.
« L’État n’agit pas à la hauteur des infractions »
Les deux sites appartiennent au même éleveur. L’un d’entre eux, situé à Malansac (Morbihan), faisait l’objet de contrôles du service environnement de la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) depuis 2022. La DDPP avait à plusieurs reprises mis en lumière des dérives en matière de traitement des effluents, de propreté et de suivi sanitaire. Ses demandes de remise en conformités ont été ignorées par l’exploitant, déplore L214.
Bérénice Riaux, du pôle Enquêtes de l’association, tient pour responsable « l’État qui n’agit pas à la hauteur des infractions, les syndicats agricoles qui abandonnent les éleveurs incapables de s’occuper de milliers d’animaux, et E.Leclerc qui devrait veiller au respect de la réglementation et des attentes des consommateurs. » L’abattoir où sont abattus les cochons en provenance de cet élevage approvisionne plus de 1 400 magasins et drives E.Leclerc, signale L214.
L’association exige la fermeture administrative de cet élevage. Elle a également décidé de porter plainte pour délit d’abandon, mauvais traitements et atteinte à l’environnement auprès du procureur du tribunal judiciaire de Vannes. Elle demande enfin à E.Leclerc de rejoindre le Pig Minimum Standards (PMS), un cahier des charges qui interdit certaines pratiques comme la coupe des queues, le claquage des porcelets, ou encore les cages de gestation pour les truies.