Cadmium : l’Anses pourrait consacrer une expertise aux atouts de l’agriculture bio
L’Anses tend la main à la filière bio. - Public domain pictures
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L’échange de lettres continue entre l’Anses et la filière de l’agriculture biologique au sujet du cadmium. L’Agence de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail a expliqué le 1er avril, dans un courrier adressé à la Fédération de l’agriculture biologique (Fnab) que s’est procuré l’Agence France-Presse, être ouverte à la possibilité d’une expertise sanitaire portant sur les pratiques de l’agriculture biologique.
Quelques jours plus tôt, la filière bio avait exprimé son mécontentement après la publication d’un rapport de l’Anses, le 25 mars. Celui-ci concluait que la population française ingérait toute l’année des petites quantités de cadmium – un métal toxique classé cancérogène, mutagène et toxique pour la reproduction – à travers la plupart des denrées de base de leur alimentation (pommes de terre, pâtes, riz, gâteaux…).
La Fnab a expliqué les atouts de la bio
L’agence sanitaire ne faisait pas de distinction entre l’agriculture conventionnelle et l’agriculture bio, estimant que la bio était également « potentiellement » concernée par cette contamination, car elle n’interdit pas les fertilisants contenant du cadmium. Leur usage est toutefois marginal, a répondu la Fnab, expliquant que les agriculteurs bio privilégient des engrais organiques (les engrais minéraux phosphatés sont la première source (55 %) d’apports en cadmium aux sols agricoles). Dans un courrier daté du 30 mars, la fédération a dénoncé des « erreurs et imprécisions » dans le rapport, et réclamé « un correctif » à l’Anses.
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Dans ce nouvel échange du 1er avril, l’Anses tend la main à la filière. Elle explique que son expertise n’a pas porté sur une « comparaison » entre l’agriculture bio et conventionnelle. Outre la possibilité d’une expertise sanitaire dédiée à la bio, l’agence sanitaire propose à la filière un échange avec ses équipes.