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Chronique du jardin sans pétrole - Face à la pyrale infernale...

Durée de lecture : 2 minutes

21 mars 2015 / Christine Laurent (Reporterre)

Méfiez-vous de la pyrale du buis (Cydalima perspectalis), ce papillon de nuit plutôt élégant qui transformera en un rien de temps les feuilles vertes et coriaces du buis en dentelle.

Pas de chance, les virus ont eu le dessus sur les défenses de notre organisme et nous voilà bloqués à la maison. Ça ne tombe en fait pas si mal, puisqu’il est temps de préparer les semis de tomates. Je leur ai trouvé une nursery jusqu’en mai, date à laquelle on peut planter les pieds en terre, chez une amie qui habite un appartement 100 % baies vitrées d’un immeuble de l’architecte Jean Renaudie à Ivry-sur-Seine. Avec ses terrasses à tous les étages, cette architecture semble conçue pour accueillir l’agriculture urbaine.

Je prépare aussi une nouvelle serre pour le balcon filant de Manolita dans laquelle nous semons des choux-raves, des choux de Milan et des choux-cabus. Les premières poussent sont sorties dans la première serre…

La pyrale infernale

A la fin de la matinée, il ne me reste plus qu’une louche de compost que je réserve à mon buis chéri, en convalescence sur le bord de la fenêtre. Il est tout maigrelet depuis une méchante attaque de pyrale en août dernier.

La pyrale du buis (Cydalima perspectalis), est un papillon de nuit plutôt élégant avec ses ailes blanches nacrées, bordées d’un liseré marron irisé de violet. On peut le voir tournoyer autour des lampadaires avant de choisir le buis dans lequel il va pondre ses œufs minuscules. Les chenilles qui en sortent ont un appétit redoutable. Elles transforment les feuilles vertes et coriaces du buis en dentelle en un rien de temps laissant derrière elles un buisson jaunâtre, plein de crottes et de fils de soie.

Fin août en découvrant les occupantes, j’ai attrapé le pot, placé un chiffon à la base du pied pour pouvoir retenir la terre et tête en bas, j’ai secoué le buis au dessus d’un sac en papier direction la poubelle verte et l’incinérateur…

Puis, j’ai préparé une tisane de consoude et de prêle avec laquelle je l’ai arrosé et une autre de tanaisie que j’ai pulvérisé sur ce qu’il restait de feuilles pour éviter une nouvelle ponte. Un nouveau feuillage commençait à pousser mais mon buis n’en est pas sauvé pour autant, car au creux de quelques feuilles vertes tendres, assemblée avec quelques fils de soie, je viens de découvrir une minuscule chenille.

Il ne fait pas encore tellement chaud mais la pyrale est de retour… et je vais recommencer mes pulvérisations de tanaisie avant de songer aux traitements biologiques à base d’huile de colza et de pyrèthre ou de Bacillus thuringiensis.

Si vous l’observez près de chez vous, prévenez tout de suite votre mairie pour contenir ses dégâts mortels !


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Lire aussi : La chronique du jardin sans pétrole - Août 2014 à Mars 2015

Source : Christine Laurent pour Reporterre

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