Corrosion, fuites : la deuxième raffinerie du pays à l’arrêt
La raffinerie TotalÉnergies de Donges (ici en 2015) est à l'arrêt depuis plus d’une semaine. - Wikimedia Commons/CC BY-SA 3.0 Deed/Ph. Saget
La raffinerie TotalÉnergies de Donges (ici en 2015) est à l'arrêt depuis plus d’une semaine. - Wikimedia Commons/CC BY-SA 3.0 Deed/Ph. Saget
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La raffinerie TotalÉnergies de Donges (Loire-Atlantique) — deuxième plus importante de France — est à l’arrêt depuis plus d’une semaine pour corrosion et fuites, relate le média Connaissances des énergies. La société qui l’exploite a été mise en demeure par la préfecture du département. La moitié des installations de la raffinerie étaient déjà à l’arrêt depuis mi-décembre, suite à une première mise en demeure de la préfecture de Loire-Atlantique, qui pointait déjà des problèmes de tuyauterie.
Interrogé par nos confrères, le secrétaire général de la CGT au sein de la raffinerie, Fabien Privé Saint-Lanne, explique que 32 000 kilomètres de tuyauteries sont à refaire sur ce site Seveso seuil haut — c’est-à-dire produisant ou stockant des substances pouvant être dangereuses pour l’humain et l’environnement. La raffinerie, qui s’étend sur près de 350 hectares, dispose d’une capacité de traitement de 11 millions de tonnes de pétrole brut par an, pour une capacité de stockage de 2,2 millions de m3.
Fabien Privé Saint-Lanne lie l’arrêt de la raffinerie à « une politique d’entretien et de maintenance à moindre coût ». « Les salariés sont en sous-effectif et travaillent 12, parfois 16 heures d’affilée [...] ce qui est dangereux », déplore le représentant syndical auprès de Connaissances des énergies. Dans un communiqué consulté par nos confrères, la CGT affirme que TotalÉnergies n’a pas versé de salaire depuis décembre à une vingtaine de salariés étrangers, dont neuf Ukrainiens. La confédération interprofessionnelle dénonce « une forme d’esclavage moderne ».
Selon Fabien Privé Saint-Lanne, la raffinerie devrait reprendre ses activités fin mars. TotalÉnergies assure avoir mis en place « des moyens très conséquents pour assurer la sécurité » des installations de la raffinerie, et veiller « avec la plus grande vigilance à ce que l’ensemble des éléments de rémunération des contractants travaillant sur [son] site soient dûment versés ».