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En brefAlimentation

Déforestation, obésité : l’ONU chiffre les coûts cachés de notre alimentation

La déforestation due à l'agriculture intensive en faveur du bétail est l'un des facteurs majeurs d'externalité négative de nos alimentations.

Au moins 10 000 milliards de dollars par an, soit 10 % du Produit intérieur brut (PIB) mondial. C’est le coût caché du contenu de nos assiettes calculé par l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), dans un rapport publié lundi 6 novembre.

Les pays à bas revenus sont particulièrement touchés par ces surcoûts qui représentent 27 % de leur PIB en moyenne, contre 11 % pour les pays à moyens revenus et 8 % pour les pays à revenus élevés. Ainsi, les coûts cachés de la production alimentaire représentent 59 % du PIB de Madagascar, contre 4 % pour la Corée du Sud.

Des coûts variés selon les pays

Ces coûts représentent aussi des réalités de terrain très diverses : au Brésil, les externalités négatives — 16 % du PIB — sont pour près de moitié liées à la déforestation ; en Irak — 18 % du PIB —, elles sont principalement liées au surpoids et à l’obésité.

Obésité, malnutrition, déforestation, consommation d’eau, émissions de gaz à effet de serre… Les « externalités négatives » de la production agricole et alimentaire sont nombreuses, selon la FAO. Et encore, toutes n’ont pas été prises en considération : faute de pouvoir chiffrer leurs effets de façon harmonisée pour chaque pays, l’organisation a renoncé à intégrer les coûts causés par l’utilisation des pesticides, de l’antibiorésistance et de la dégradation des sols. Pour pallier ce manque, elle prévoit publier en 2024 de nouvelles études à l’échelle de pays ou de cultures spécifiques.

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