Nourris au plastique, des bébés oiseaux souffrent de démence
Un puffin fuligineux. - JJ Harrison / CC BY-SA 3.0
Un puffin fuligineux. - JJ Harrison / CC BY-SA 3.0
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Des lésions cérébrales « similaires à la maladie d’Alzheimer » ? Publiée le 12 mars dans la revue Science Advances, une étude montre comment la pollution plastique fait perdre la tête aux oiseaux marins.
Maints travaux s’étaient déjà concentrés sur les spécimens décharnés, s’échouant sur les plages ou mourant asphyxiés. Des chercheurs de l’université de Tasmanie se sont, eux, intéressés aux oisillons… à l’apparente bonne santé.
Comment ? En effectuant des analyses sanguines sur de petits puffins noirs, n’ayant pas encore pris leur envol. L’océan étant infesté de plastique, leurs parents les nourrissent parfois par erreur de déchets. Si les répercussions sont invisibles à l’œil nu, il s’agit presque d’« une condamnation à mort pour ces poussins », déplore Alix de Jersey, l’autrice principale. « Difficile d’imaginer qu’ils parviendront au bout de leur migration [entre l’Australie et le Japon] ».
Car au-delà des dégradations de la paroi de l’estomac, ces ingestions indésirables entraînent une neurodégénérescence et des ruptures cellulaires. « C’est presque l’équivalent d’un jeune enfant atteint de la maladie d’Alzheimer, poursuit la scientifique. Ces oiseaux souffrent énormément des effets du plastique, notamment sur leur santé neuronale. »