Douze monuments et sites naturels français sont devenus « irréversiblement dégradés »
Plusieurs sections des rives de l'Aube (ici photographiée en 2023), à Bar-sur-Aube, sont désormais considérées comme ayant subi une «dégradation irréversible». - Michelfouch / CC BY-SA 4.0 / Wikimedia Commons
Plusieurs sections des rives de l'Aube (ici photographiée en 2023), à Bar-sur-Aube, sont désormais considérées comme ayant subi une «dégradation irréversible». - Michelfouch / CC BY-SA 4.0 / Wikimedia Commons
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Parce qu’ils sont dans un état de « dégradation irréversible », trois sites et neuf secteurs naturels inscrits dans le Code de l’environnement vont perdre leur caractère d’intérêt général.
Selon un projet de décret porté par la ministre de l’Aménagement des territoires et de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, ces douze monuments et espaces naturels seront retirés de la liste des sites et monuments naturels à préserver établie par une disposition du Code de l’environnement. Une décision justifiée par le fait que l’objectif initial de protection et de restauration de ces lieux ne peut plus être atteint, au vu de leur état de dégradation.
Parmi les sites concernés, il y a notamment la Chapelle de la Madeleine de Saint-Étienne-lès-Remiremont (Vosges), une partie des rives de l’Aube, la vallée de la Cisse (Indre-et-Loire), ou encore le faubourg de Maché à Chambéry (Savoie).
Ces sites étaient auparavant considérés d’intérêt général pour des raisons « artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque », selon le Code de l’environnement.
Cette abrogation devrait être appliquée avant le 1er janvier 2026 : une date limite fixée par la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages du 8 mai 2016. Celle-ci impose un tri parmi les sites et monuments inscrits au Code de l’environnement, dont la préservation présente un intérêt général.
Cette sélection vise à « concentrer l’action publique sur les sites les plus essentiels » selon le ministère de l’Aménagement des territoires. En mai 2022, un premier tri avait été réalisé et 30 sites naturels avaient été désinscrits de cette liste, car trop dégradés.