En protégeant l’ours polaire, on préserve aussi son écosystème
- Pxhere/CC0
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Si les zones marines protégées permettent de protéger les ours polaires, l’inverse est également vrai. La présence en nombre de ces animaux peut aider à choisir où créer ces zones. C’est le résultat d’une étude publiée dans la revue Arctic Science. Des chercheurs de l’université de l’Alberta et de la San Diego Zoo Wildlife Alliance ont suivi pendant deux décennies 355 ours présents au Cap Churchill, dans l’ouest de la baie d’Hudson, au Canada.
Ils ont découvert que les ours polaires apportaient de nombreux bénéfices à leur écosystème. Ils remplissent presque tous les critères d’une espèce parapluie, c’est-à-dire une espèce dont la protection entraîne celle de nombreuses autres en raison des interactions qu’elle entretient dans son écosystème. Par exemple, les restes de leurs proies nourrissent les charognards comme les renards arctiques, les loups, les corbeaux et les goélands.
Par ailleurs, l’ours polaire se déplace sur de grandes distances, il dépend de zones riches en nourriture et est sensible aux perturbations humaines. Ainsi sa présence est un indicateur fiable d’un écosystème en bonne santé. Protéger les zones qu’il fréquente revient donc à protéger l’ensemble de la biodiversité qui y est associée.