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En bref — Énergie

Éolien en mer : à Saint-Nazaire, Macron dit oui

Une éolienne en mer, illustration.

C’est une première en France. Cet hiver, le pays pourra compter sur ses éoliennes en mer pour produire une partie de son électricité. Jeudi 22 septembre, Emmanuel Macron a inauguré le parc éolien offshore de Saint-Nazaire, doté de quatre-vingt éoliennes d’une puissance installée de 480 mégawatts (MW).

Lancé en 2008, sous Nicolas Sarkozy, ce projet aura mis plus de dix ans à voir le jour. Onze autre parcs d’éoliennes en mer sont prévus pour la prochaine décennie. Ceux de Fécamp et de Courseulles-sur-Mer doivent être branchés au réseau fin 2023 et fin 2024. Celui de Saint-Brieuc, qui fait l’objet d’une forte contestation locale en raison de ses conséquences potentielles sur la biodiversité, devrait quant à lui produire ses premiers kilowattheures fin 2023.

De quoi permettre à la France de rattraper son retard : le Royaume-Uni affiche déjà 10 GW de capacités installées en mer, l’Allemagne 7,7 GW, et les Pays-Bas 2,6 GW, rappellent Les Échos.

Anti-éolien puis pro-éolien : les tergiversations de M. Macron

Regrettant le retard français dans ce domaine, le président a assuré lors de l’inauguration du parc de Saint-Nazaire vouloir aller « deux fois plus vite » sur la mise en service de projets renouvelables. Il a également affirmé vouloir installer une « cinquantaine de parcs éoliens en mer » et « poursuivre l’éolien sur terre ».

Une déclaration surprenante, relève le journaliste Daniel Schneidermann dans une chronique sur Arrêt sur images : comme l’a montré une enquête du Monde, le couple Macron a longtemps soutenu le combat du présentateur Stéphane Bern contre les éoliennes. « C’est vrai que c’est moche, tu as raison il y en a trop », aurait confié le président à la star du petit écran lors d’un vol en hélicoptère au-dessus d’un parc éolien. La position du président sur le sujet a longtemps oscillé.

Au début de son premier mandat, Emmanuel Macron promettait de doubler les capacités de l’éolien terrestre d’ici à 2030. En 2020, à Pau, il appelait au contraire à être « lucide » et affirmait que « la capacité à développer massivement l’éolien » était « réduite ». « Le message des anti-éoliens a été entendu par le chef de l’État, expliquait alors une source élyséenne au Monde. Il a reçu beaucoup de messages à ce sujet, il faut qu’on soit vigilants. » Fin 2022, le vent semble à nouveau avoir tourné.

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