Juste avant de partir, François Bayrou a enchaîné les décisions anti-écologiques
Les décrets pris au crépuscule du gouvernement de François Bayrou auront des conséquences concrètes sur la qualité de l'eau et la biodiversité. - Flickr / CC BY-ND 4.0 / Ugo Bronszewski
Les décrets pris au crépuscule du gouvernement de François Bayrou auront des conséquences concrètes sur la qualité de l'eau et la biodiversité. - Flickr / CC BY-ND 4.0 / Ugo Bronszewski
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Pendant ses derniers jours à Matignon, François Bayrou a validé une série de décrets aux lourdes conséquences pour la biodiversité et la santé, a révélé Mediapart, le 10 septembre.
La veille, un décret a considérablement réduit la portée de la loi votée en février sur les PFAS, aussi surnommés « polluants éternels ». Le texte signé par la ministre de la Transition écologique démissionnaire, Agnès Pannier-Runacher, « ne retient qu’un nombre limité » de substances, avance Mediapart, en écartant par exemple le TFA, pourtant présent massivement dans l’eau. Les mesures semblent donc insuffisantes pour atteindre l’objectif de réduction de 70 % des rejets de PFAS d’ici 2028 prévu par la loi
Quelques jours plus tôt, la biodiversité avait déjà été fragilisée. Le 30 août et le 5 septembre, plusieurs décrets ont rouvert la chasse à des espèces menacées comme la tourterelle des bois et le fuligule milouin, malgré des recommandations européennes contraires et une décision du Conseil d’État. Un arrêté a même rétabli la chasse aux pantes, technique de piégeage interdite par la justice européenne depuis 2021.