L’UE sous-investit massivement dans la transition énergétique
Le rapport note tout de même que le développement de l'énergie solaire a dépassé les attentes en 2024. - Pxhere / CC
Le rapport note tout de même que le développement de l'énergie solaire a dépassé les attentes en 2024. - Pxhere / CC
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En 2023, il manquait 344 milliards d’euros au sein de l’Union européenne pour financer la transition climatique. C’est le message d’alerte lancé par l’Observatoire européen de la neutralité climatique, dans son rapport annuel, publié début septembre.
Parmi les conséquences de ce sous-investissement, le rapport souligne la lenteur de la rénovation thermique des bâtiments, le déclin du recours aux pompes à chaleur, la chute des ventes de véhicules électriques et le développement insuffisant de l’énergie éolienne. L’Observatoire, qui est un consortium d’organismes de recherche européens, note que ce déficit d’investissement menace la transition énergétique, met sous pression la compétitivité industrielle du continent et crée pour l’Europe un risque de dépendances critiques à l’égard d’économies étrangères, notamment la Chine.
« Les causes sous-jacentes se reflètent dans les tendances sur six ans, qui montrent que les subventions aux combustibles fossiles et les investissements dans l’approvisionnement en combustibles fossiles ont augmenté, tandis que le soutien financier aux énergies renouvelables a diminué », critique le rapport.
La situation de l’énergie solaire se démarque comme l’une rares bonnes nouvelles : son développement a continué de dépasser les attentes en 2024, selon l’Observatoire, avec un record de 65 gigawatts de nouvelles capacités installées en 2024. Pour la première fois, mi-2025, le solaire est devenu la première source d’électricité dans l’Union européenne.