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Monde

L’activiste Pablo Solon menacé d’emprisonnement en Bolivie par le gouvernement

Pablo Solón, ambassadeur de la Bolivie aux Nations unies de 2009 à juin 2011, et Rafael Archondo, journaliste connu en Bolivie, sont sous le coup d’une accusation du gouvernement bolivien, qui pourrait aller jusqu’à leur emprisonnement.

Pablo Solón est un activiste, dans le domaine du social et de l’écologie. Il a été ministre du commerce extérieur, ambassadeur de Bolivie pour l’intégration et le commerce (2006-2008), et ambassadeur aux Nations unies (2009 – 2011). Il est à l’origine de l’adoption par l’Assemblée des Nations unies de plusieurs résolutions dont la reconnaissance du Droit humain à l’eau et de la déclaration de la Journée Internationale de la Terre-Mère. Il a été responsable pour la Bolivie des négociations climatiques aux Nations unies. Après avoir été directeur exécutif à Bangkok de Focus on the Global South ((2012-2015), il est actuellement directeur de la Fondation Solón créée à La Paz en 1994, pour promouvoir l’œuvre et la pensée de l’artiste bolivien Walter Solón Romero (1923-1999). Cette fondation est engagée sur les questions de l’eau, du changement climatique, de l’énergie, des accords commerciaux et des alternatives systémiques.

Actuellement Pablo Solón, conscient des impasses de l’extractisme et d’un développement productiviste, soucieux du devenir des sociétés d’Amérique Latine, est fermement engagé contre la construction des méga-barrages de Chepete et El Bala.

Comme ambassadeur aux Nations Unies, Pablo Solon a démissionné en 2011 pour marquer son désaccord avec la répression des peuples indigènes du parc Tipnis, mobilisés contre la construction d’une route traversant leur territoire. Il est accusé d’avoir « illégalement » nommé Rafael Archondo pour le remplacer auprès de l’ONU alors que celui-ci avait été nommé par le président Evo Morales suppléant de Pablo Solon auprès des Nations-Unies. Rafael Archondo est, lui, accusé d’avoir prolongé illégalement son mandat, ils risquent tous les deux quatre ans de prison.

Face au ridicule de cette accusation « politique » visant l’intimidation et la réduction au silence d’opposants, Attac-France exprime sa solidarité avec les accusés et avec tous ceux qui aujourd’hui, en Bolivie, se conforment à la Constitution instituant le « Vivir Bien » et font vivre des voies alternatives sans sacrifier les humains, la Terre et la démocratie.

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