La BNP Paribas épinglée pour son rôle dans la déforestation en Amazonie
La BNP Paribas a porté à elle seule 3 % des financements irriguant, sur la période 2014-2023, les 39 multinationales responsables de déforestation étudiées par les chercheurs. - Pi.bnpparibas / CC BY-SA 4.0 / Wikimedia Commons
La BNP Paribas a porté à elle seule 3 % des financements irriguant, sur la période 2014-2023, les 39 multinationales responsables de déforestation étudiées par les chercheurs. - Pi.bnpparibas / CC BY-SA 4.0 / Wikimedia Commons
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Deux chercheurs britanniques ont tracé la provenance de plus de 500 milliards de dollars ayant financé les multinationales responsables de la déforestation en Amazonie brésilienne et leurs résultats accablent une nouvelle fois la BNP Paribas. La banque française a porté à elle seule 3 % des financements irriguant, sur la période 2014-2023, les 39 multinationales et grandes entreprises locales passées au crible par les chercheurs : l’activité de ces multinationales dans la production de soja, de bœuf, d’huile de palme et de pâte de bois destinée à l’exportation a entraîné la destruction de plus de 2,5 millions d’hectares de forêt.
Cela fait de la BNP — déjà éclaboussée par plusieurs assignations en justice — la 6ᵉ banque internationale impliquée dans la déforestation, aux côtés de groupes américains, britanniques, chinois et japonais. En cumulé, les différentes banques françaises ont fourni 7,7 % des financements responsable de la déforestation.
« Le rapport souligne l’urgente nécessité d’inclure les institutions financières, en particulier les banques, dans les réglementations favorisant des chaînes d’approvisionnement sans déforestation », insistent les auteurs de l’étude, chercheurs à l’Université d’Exeter. La COP16 sur la biodiversité débute le 21 octobre en Colombie, avec à l’ordre du jour la recherche d’engagements concrets pour réaliser l’accord pour la préservation de la nature conclu en 2022.