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La Haute Cour de justice australienne reconnaît la spoliation des terres de deux groupes autochtones

La Haute Cour australienne (l’équivalent de la Cour suprême des États-Unis) a accordé, le 12 mars, 2,3 millions de dollars australiens (1,64 million de dollars étasuniens) en réparation aux groupes autochtones Ngaliwurru et Nungali du Territoire du Nord de l’Australie, en vertu de la loi australienne intitulée Native Title Act.

Le jugement est particulièrement significatif car, en plus d’indemniser les Ngaliwurru et les Nungali pour leurs pertes économiques subies en perdant l’utilisation de leurs terres, la Haute Cour a alloué des dommages pour leurs pertes culturelles et spirituelles.

Comme aux États-Unis, les droits fonciers des peuples autochtones en Australie ont été ignorés par les Britanniques à leur arrivée en 1788, qui ont déclaré l’Australie terra nullius (territoire sans maître, sans propriétaire).

Deux cents ans plus tard, en 1975, l’Australie a adopté la loi sur la discrimination raciale qui a obligé les gouvernements à reconnaître les droits de propriété des Australiens autochtones comme ceux des autres Australiens.

Ce n’est que 20 ans plus tard, en 1992, que la déclaration initiale de terra nullius a été annulée. Dans ce qu’on appelle la « décision Mabo », la Haute Cour a finalement reconnu que l’Australie n’avait pas été terra nullius et que les peuples aborigènes avaient des droits sur la terre qui continuent à exister aujourd’hui.

Dans le Territoire du Nord, la construction de routes et de réservoirs d’eau a détruit les « sites de rêve », des chemins importants sur le plan spirituel pour les peuples Ngaliwurru et Nungali, ainsi que des voies de commerce. La Haute Cour a reconnu 53 actes de préjudice distincts portant atteinte aux droits des peuples autochtones.

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