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En brefPollutions

La hausse de la production de plastique menace l’environnement mondial

Chaque minute, un million de bouteilles en plastique sont achetées dans le monde. Cette frénésie mondiale pour le plastique, qui cause déjà des dommages considérables aux océans, aux habitats et aux chaînes alimentaires, devrait considérablement augmenter au cours des dix prochaines années, affirmait le quotidien britannique The Guardian, fin décembre 2017. Depuis 2010, les groupes qui gèrent les combustibles fossiles ont en effet investi 186 milliards de dollars dans 318 nouveaux projets, selon l’American Chemistry Council (ACC), le lobby de l’industrie chimique états-unienne. Près de la moitié d’entre eux est en cours de construction ou a été achevée. Le reste est planifié.

Ces investissements doivent permettre à de nouvelles usines de produire la matière première nécessaire à la fabrication des plastiques pour emballages, bouteilles, plateaux, etc. Ces sites, construits par des groupes comme Exxon Mobile Chemical et Shell Chemical, contribueront à une augmentation de 40 % de la production de plastique d’ici à dix ans, pronostiquent les experts, alors que le plastique menace déjà la Terre d’une « pollution permanente ».

Car, bien que la majorité de ces nouveaux investissements se situe aux États-Unis, l’impact se répercutera au-delà des frontières du pays. D’autant que de nouvelles sources d’approvisionnement ont déjà été mises en place vers l’Europe et la Chine. Le géant pétrochimique Ineos, par exemple, expédie du gaz naturel liquéfié (GNL) des États-Unis vers l’Europe sur d’énormes « navires dragons » et prévoit d’envoyer les premiers GNL vers la Chine en 2019, où ils seront transformés en résine plastique dans une nouvelle usine de craquage à Taixing.

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