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En bref — Économie

La hausse du prix du gaz handicape l’industrie des engrais azotés

Des sacs d'engrais de 600 kilos.

L’envolée des prix du gaz place une épine dans le pied de l’agriculture industrielle : le prix du précieux combustible a été multiplié par 20 depuis le début de la crise énergétique. L’industrie des engrais azotés, fabriqués à partir de gaz fossile, fait partie des secteurs les plus affectés par cette flambée des cours.

Borealis, l’un des principaux producteurs européens d’ammoniac et d’ammonitrate (deux composants des engrais synthétiques, obtenus après transformation du gaz fossile), s’apprête à interrompre sa production, apprend-on dans Les Échos. Le site de Grand-Quevilly, l’une des trois usines françaises du groupe autrichien, arrêtera ses ateliers la semaine prochaine. Les salariés seront placés en chômage partiel.

2 millions de tonnes vendues chaque année en France

Cet arrêt risque de fragiliser l’approvisionnement de la France en engrais azotés, selon Les Échos. La France fait partie des pays européens les plus dépendants aux engrais de synthèse, selon Les Amis de la Terre. Chaque année, plus de 2 millions de tonnes de ces substances sont vendues aux agriculteurs français. Borealis et Yara, son concurrent norvégien, font partie de leurs principaux fournisseurs.

Ces dernières semaines, de nombreux producteurs d’engrais européens ont réduit les capacités de production de leurs usines, devenues non rentables en raison de l’explosion du prix du gaz. Parmi eux : l’Allemand BASF, l’Étasunien CF Industries, le lituanien Achema AB, le hongrois Nitrogenmuvek, les Polonais Grupa Azoty et Anwill.

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