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La loi Immigration adoptée, un « marchepied du fascisme »

Le texte de la loi immigration reprend un certain nombre de propositions tirées du programme du parti d’extrême droite.

Après le Sénat, l’Assemblée nationale a adopté définitivement, dans la nuit du 19 décembre, le projet de loi « immigration » (avec 349 voix pour et 186 contre, sur 573 votants). Les Républicains et le Rassemblement national ont joint leurs voix à la majorité.

Le texte reprend un certain nombre de propositions tirées du programme du parti d’extrême droite, notamment la restriction de l’accès aux prestations sociales aux étrangers en situation régulière, la fin de l’acquisition de la nationalité de plein droit pour les enfants d’étrangers nés sur le sol français, l’exclusion des sans-papiers de l’hébergement d’urgence, ou encore la volonté de réformer l’aide médicale d’État début 2024.

« Marchepied du fascisme »

Sur X (anciennement Twitter), la présidente du groupe Écologiste, Cyrielle Chatelain, a qualifié le vote de cette loi d’« erreur historique ». « Le macronisme n’était donc pas seulement un opportunisme. C’est le marchepied du fascisme », a quant à lui réagi le député et membre de Génération.s Benjamin Lucas. La députée (La France insoumise) Mathilde Panot parle quant à elle de « point de bascule […] défigur[ant] la France ».

En novembre, la juriste de Notre affaire à tous Marine Denis jugeait dans nos colonnes que cette loi envoyait « un très mauvais signal, à l’heure où les déplacements de populations sont largement dopés par les conséquences du changement climatique ».

Les facteurs environnementaux contribuent à l’exil, témoignaient il y a quelques jours des migrants rencontrés par Reporterre à Calais. Plutôt que de « reconnaître ses responsabilités » historiques dans la catastrophe climatique et « se montrer solidaire en conséquence », la France « préfère se replier sur elle-même », déplore Marine Denis.

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