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Le Défenseur des droits saisi de plaintes sur les violences policières

Gazages, coups de matraques « gratuits », insultes : un collectif a adressé en juillet au Défenseur des droits 68 réclamations contre des violences policières lors des manifestations contre la loi travail, à Paris et dans le reste de la France.

« Alors que l’état d’urgence reste en vigueur, notre collectif, et bien d’autres, entend visibiliser une situation extrêmement répressive qui est en train de se normaliser », annonce mercredi 14 septembre dans un communiqué le Collectif Stop Violences Policières, à la veille d’une nouvelle mobilisation dans la rue. Ce collectif émane du groupe Defcol (Défense collective) qui s’est constitué lors du mouvement pour aider les manifestants arrêtés.

« Il y a eu des sanctions (...) très significatives », a répondu le ministre de l’Intérieur mercredi sur France Inter. « A chaque fois qu’il y a des policiers dont les agissements ne sont pas conformes à ce que sont les principes de droit et l’usage proportionné de la force, il y a systématiquement des sanctions ».

Interrogé sur le nombre précis de policiers sanctionnés, Bernard Cazeneuve a déclaré qu’il communiquerait un chiffre « dans les heures qui viennent ».

Si certains cas ont donné lieu à des plaintes devant l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), la « police des polices », le collectif déplore dans son communiqué des cas d’« intimidations de manifestants blessés », « dont la bonne foi était mise en doute par des agents » de police.

Interrogé par l’AFP, le Défenseur des droits a confirmé avoir reçu les réclamations en juillet et a indiqué que l’instruction des cas a commencé.

-  Source : TV5

-  Télécharger le communiqué du Collectif :

-  Voir aussi : Des documentaristes lancent un appel à témoignage sur les violences policières

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