Le Relais met fin à sa grève, la collecte de vêtements reprend
Le Relais a obtenu une enveloppe de 15 millions d'euros du ministère de la Transition écologique. - Wikimedia Commons / CC BY-SA 4.0 / François Goglins
Le Relais a obtenu une enveloppe de 15 millions d'euros du ministère de la Transition écologique. - Wikimedia Commons / CC BY-SA 4.0 / François Goglins
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En grève depuis 15 juillet, Le Relais annonce la reprise de ses collectes à compter de jeudi 24 juillet. Chargée du ramassage, du tri et de la revente de vêtements déposés par des particuliers dans ses 22 000 conteneurs, l’entreprise sociale dénonçait un manque de subventions l’empêchant d’assurer ce travail et menaçant 2 000 emplois. « C’est un peu un cri d’alerte avant de mourir », témoignait alors à Reporterre son président, Emmanuel Pilloy.
Face aux montagnes de vêtements déversés en guise de symbole devant des magasins Kiabi et Decathlon, le ministère de la Transition écologique a fini par céder en débloquant une enveloppe de 15 millions d’euros, portant à 49 millions d’euros le montant total du soutien de l’État à la filière cette année. Une aide saluée comme « une bonne avancée », bien que « toujours insuffisante », par la société créée en 1984 par une communauté Emmaüs du Pas-de-Calais.
Tandis que les Français achètent toujours plus d’habits — pas moins de 3,5 milliards de pièces neuves en 2024, la qualité souvent médiocre des produits de fast-fashion met en grande difficulté la filière de collecte. Trop mauvais pour être revendus et impossible à recycler à cause du polyester, les vêtements de marques comme Shein et Primark doivent être incinérés. Et cela coûte cher. Une bataille s’était donc engagée avec Refashion, l’éco-organisme chargé par le gouvernement de la gestion du recyclage de la filière, afin que celui-ci gonfle les subventions allouées.